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vendredi 24 février 2017

Qui veut la peau de l'agriculture bio ?


Avec un marché en croissance de 20% et + 40% de fermes en 1ère année de conversion en 2016, l’agriculture bio est le secteur le plus dynamique de l’économie française. En ces temps de crise agricole et de chômage, on s’attendrait à ce que la croissance de ce secteur qui emploie deux fois plus de main-d’oeuvre que l’agriculture conventionnelle suscite l’attention des pouvoir publics. C’est tout le contraire qui se passe !
A cause d’une gouvernance Etat – régions totalement défaillante, de nombreux agriculteurs bio sont en grande difficulté financière, malgré la bonne santé de leurs exploitations.

En effet, la totalité des aides à la conversion et à la reconnaissance des services environnementaux (dites “maintien”), ainsi que certaines mesures agro-environnementales (MAEC) dues au titre des années 2015 et 2016, et sur lesquelles les agriculteurs bio comptaient, ne leur ont toujours pas été versées ! Soit 2 ans de retard !!! Certes, des avances (ATR) ont été versées, mais elles sont largement insuffisantes.

Témoignage d’un agriculteur en conversion bio en Lorraine

« J’avais déjà en tête le passage en bio depuis plusieurs années, j’ai pris le temps de mûrir mon projet. Je me suis engagé en 2015, sécurisé par les aides à la conversion mises en place dans le cadre de la PAC. J’avais prévu de toucher 53 700 € d’aide à la conversion par an... Pour 2015, je n’ai touché que 16 000 € d’ATR et rien pour 2016. En lien avec mon projet de conversion, j’ai réalisé des investissements notamment pour le nettoyage et le stockage des céréales. Mon plan d’investissement repose en partie sur les aides PAC. Aujourd’hui, j’ai un découvert de 100 000 € à la banque. J’ai la chance d’avoir un conseiller bancaire qui me suit mais si le solde 2015 ne tombe pas avant fin mars, la banque ne me suivra plus... et là je ne sais pas ce que je vais faire ! »

QUI VEUT CASSER LA DYNAMIQUE DE L’AGRICULTURE BIO FRANÇAISE ?

Déjà, l’an dernier, à la même période, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) tirait la sonnette d’alarme et interpellait le Ministère. Les manifestations de mécontentement se sont multipliées dans plusieurs régions. Mais rien, ou presque, n’a bougé !
Le Président de la République et son Ministre de l’agriculture porteront-ils en cette fin de mandat la responsabilité d’avoir brisé l’élan de l’agriculture bio française ? Porteront-ils la responsabilité d’empêcher les agriculteurs de répondre aux attentes des consommateurs, quitte à favoriser les importations ?

De nature pacifistes et patients, les paysans bio rechignent à perturber l’ordre public pour faire valoir leurs droits. Mais aujourd’hui, la situation est aussi absurde qu’intenable et, à force de promesses non tenues, la confiance est rompue.


La FNAB demande le paiement immédiat des aides 2015 et 2016 et la prise en charge par l’Etat et les régions des intérêts sur les prêts contractés par les paysans bio pour faire face aux retards.

La FNAB appelle à la mobilisation de tous pour faire valoir ces revendications.

mardi 18 octobre 2016

Monsanto Bayer, les empoisonneurs en justice

Merci aux ONG de faire ce que les partis politiques majoritaires n'osent entreprendre : le procès des vendeurs de poisons.

dimanche 25 septembre 2016

Dérive policière sur des élus de la République. Stop !

https://www.change.org/p/comit%C3%A9-de-soutien-pour-jean-luc-munro-et-son-v%C3%A9lo-pour-la-d%C3%A9fense-de-jean-luc-munro-engag%C3%A9-pour-les-droits-humains

 

Je vous invite à signer la pétition ci-dessus…

mardi 5 avril 2016

La Société générale mouillée jusqu'au cou dans les magouilles des paradis fiscaux. Soyez citoyen, CHANGEZ DE BANQUE

La grande banque française est une nouvelle fois en première ligne en matière de finances pourries, cette fois-ci dans l'affaire des "Panama papers".

voir http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20160405.CHA7303/la-societe-generale-au-coeur-du-scandale-des-panama-papers.html

ou http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/panama-papers-societe-generale-compte-979-societes-offshore_1779565.html

Clients de cette banque fraudeuse, réagissez ! Arrêtez de soutenir une société dont l'éthique était et est encore totalement défaillante. Ne confiez plus votre argent à des personnes sans morale.

Changez pour une banque coopérative, écolo et solidaire :


mercredi 27 janvier 2016

Une semaine de socialisme à la française

Sachons apprécier les errements d'un gouvernement dit socialiste.

Feu vert de la justice et soutien sans faille du premier ministre et du président de la République à la construction de l'aéroport Notre Dame Des Landes près de Nantes.

Après avoir enroulé l'accord de la COP21 dans les toilettes de l’Élysée, le gouvernement va

  • détruire des terres agricoles
  • expulser des agriculteurs utiles à la vie locale
  • offrir de juteux marchés à la multinationale VINCI
  • polluer la planète et les abords de Nantes.

Vente de rafales et de centrales nucléaires en Inde

Accompagné de tous les marchands de flingues et de radiations, François Hollande mise sur le marché indien pour refourguer tout ce que l'homme, et la France, peuvent fabriquer de pire. Quand l'éthique politique n'est pas là, les croque-morts dansent.

Accueil des réfugiés de guerre : 24000 en deux ans pour la France

L'Allemagne en accueillera un million cette année. Sur la porte de Matignon, on peut lire «Socialisme fermé pour les vacances ». On a vérifié, il n'est pas à Calais.

État d'urgence perpétuel et déchéance de nationalité

Budget en hausse pour construire un monde de flics et rassurer le bon peuple. Ainsi, il ne râlera plus de voir les hôpitaux abandonnés et la justice exsangue.

Mortalité sur les routes, la voiture dans les tripes

Au lieu d'augmenter le budget des radars, le gouvernement pourrait réduire le nombre de morts en imposant un bridage des vitesses des véhicules en fonction des zones traversées. Ceci pour un coût nul. Mais le Dieu automobile en serait alors courroucé. C'est non !

Menace sur les 35 heures de travail par semaine

Alors qu'il y a trop de travailleurs pour trop peu d'heures de travail disponibles, le ministre de l'économie souhaite casser les 35h et augmenter le temps de travail de ceux qui travaillent déjà. Medef partout, emploi nulle part.

Militants PS, agissez, rendez vos cartes !

samedi 28 novembre 2015

Même pas COP !

Alors nous y sommes. La réunion mondiale sur le changement climatique s'engage avec presque tous les pays du monde, sous le haut parrainage de :

- BNP Paribas, la banque aux innombrables paradis fiscaux qui finance les centrales à charbon ;
- BMW, toujours en pointe dans les petites voitures basse consommation ;
- Coca-Cola, dont les boissons et les forages massifs polluent et épuisent les nappes phréatiques dans le monde entier ;
- Dow Chemical, géant mondial des OGM et de l'agrochimie polluante dont la filiale Union Carbide est responsable de milliers de morts à Bhopal et de blessés jamais indemnisés.

Il y a fort à parier que rien d'ambitieux ne sortira de ces discussions. Et encore moins après les attentats de Paris et l'interdiction de manifester pour un avenir climatique différent.

Ce que préparent ces multinationales avides de profits et les politiciens cyniques qui les soutiennent religieusement au nom de la sainte croissance n'est pas un avenir radieux.

Les risques sont connus, mais comme le disait le philosophe Slavoj Zizek, il semble plus facile d’imaginer la fin du monde que celle du capitalisme, un capitalisme devenu destructeur qui embarque avec lui des populations ignorantes ou égoïstes.

Les solutions, elles aussi, aussi sont connues :
- limiter drastiquement les transports routiers et aériens, soutenir les transports en commun et les circulations douces ;
- développer une agriculture à échelle humaine, sans engrais chimique ni pesticide issu de la pétrochimie ;
- lancer, dans chaque pays, un plan d'isolation des bâtiments au profit des éco-matériaux et de l'emploi local ;
- passer des produits trop rapidement jetables aux produits durables, réparables et réellement recyclables ;
- taxer les emballages et renoncer au plastique ;
- arrêter le gaspillage financier pour le nucléaire et développer massivement les énergies renouvelable.

Là où il y a une volonté, il y a un chemin dit-on. Mais la volonté ici dépend de la conscience, de la réflexion de long terme et de l'éthique à l'échelle planétaire.

De quoi rester très moyennement optimiste en pensant à Théodore Monod : "et si l'aventure humaine devait échouer"...

Faisons en sorte, dans nos choix de vie, de consommation, de vote, de réagir à temps.

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